Innovation Solaire Québec
29 septembre 2026
Aide d'Hydro-Québec
La demande d'aide solaire d'Hydro-Québec en sept étapes, pour une maison du Bas-Saint-Laurent : conditions, pièces à fournir, délai de 9 mois, paiement en 10 à 12 semaines.
Sur la côte du Bas-Saint-Laurent, il neige de novembre à avril et le vent souffle fort. Voici ce que ça change pour des panneaux solaires sur votre toit, chiffres à l'appui.
Innovation Solaire Québec
Révisé le 30 septembre 2026

Table des matières
En bref
Révisé le · sources officielles citées au bas de la page
279 cm de neige à Rimouski, 323 cm à Mont-Joli. Production d'hiver, inclinaison, poids de la neige sur la toiture et vent du fleuve : les données officielles.
En bref
Rimouski reçoit en moyenne 279,2 cm de neige par année ; Mont-Joli, 323 cm.
À Rimouski, décembre à février donnent environ 12,8 % de la production annuelle.
Charge de neige au sol de calcul : 3,8 kPa à Rimouski, 4,1 kPa à Mont-Joli (CNB 2015).
Environnement et Changement climatique Canada publie des normales pour chaque station. À Rimouski, sur la période 1981-2010, il tombe en moyenne 279,2 cm de neige chaque hiver. Décembre est le mois le plus chargé, avec 66,4 cm, suivi de janvier avec 61,3 cm et de février avec 58,7 cm. Il en tombe encore 50,9 cm en mars et 17,2 cm en avril. La température moyenne de janvier est de −11,0 °C.
Un peu plus à l'est, Mont-Joli en reçoit davantage : 323 cm par année selon les normales 1991-2020, dont 71,6 cm en janvier seulement. Pour un propriétaire de La Mitis ou de La Matanie, c'est un fait de base : les panneaux seront blancs plusieurs jours chaque hiver.
L'outil PVGIS de la Commission européenne estime qu'un kilowatt orienté plein sud et incliné à 35° produit environ 1 170 kWh par année à Rimouski. Ressources naturelles Canada donne des valeurs très proches : 1 144 kWh par kW à Rimouski, 1 139 à Rivière-du-Loup, 1 159 à Bonaventure et 1 165 à Carleton-sur-Mer.
La saison change tout. Selon PVGIS, juillet donne environ 143 kWh par kW, et décembre environ 38. Les trois mois d'hiver fournissent à peu près 12,8 % de l'année, contre 34,6 % pour juin, juillet et août. Ces calculs ne retirent pas la neige sur les modules. La production réelle de janvier peut donc être plus basse.
C'est le bilan annuel qui compte. Avec le mesurage net d'Hydro-Québec, les surplus d'été s'accumulent en crédits de kWh, utilisés l'hiver. Après 24 mois, la banque repart de zéro, et le solde restant est payé 4,730 ¢ par kWh (tarif au 1er avril 2026).
Des chercheurs du laboratoire américain NREL ont mesuré des installations au Colorado et au Wisconsin. Un mois très enneigé peut faire perdre jusqu'à 90 % de la production. Sur l'année, par contre, la perte est restée entre 1 % et 12 %. La raison est simple : les mois les plus neigeux sont aussi ceux où le soleil est bas et les journées courtes. Ils pèsent peu dans le total.
Le verre d'un module est lisse. Dès qu'un rayon de soleil le réchauffe, la couche du dessous fond et la plaque descend. Plus le module est incliné, plus ça va vite. Une équipe ontarienne a suivi des panneaux pendant deux hivers : l'angle et le type de module changeaient nettement les pertes.
Le Code de construction du Québec, dans son volet Bâtiment, repose maintenant sur le Code national du bâtiment 2020, modifié pour le Québec et en vigueur depuis le 17 avril 2025. Chaque municipalité y a sa charge de neige au sol de calcul, notée Ss, et sa charge de pluie, notée Sr.
La région est parmi les plus exigeantes du sud du Québec. Selon les données climatiques du CNB 2015 compilées par Cecobois, la charge de neige au sol est de 3,8 kPa à Rimouski, 4,1 kPa à Mont-Joli, 4,0 kPa à Trois-Pistoles, 3,7 kPa à Matane et à Amqui, 3,5 kPa à Rivière-du-Loup et 3,2 kPa à La Pocatière. À titre de comparaison, Joliette est à 3,1 kPa.
Les panneaux ajoutent leur propre poids. Ils peuvent aussi créer des accumulations de neige au bas de la rangée. Avant toute installation, on fait donc vérifier la charpente, surtout sur une vieille maison ou un bâtiment agricole. L'ingénieur utilise les valeurs de votre municipalité dans le code en vigueur. Rien n'est commandé avant cette vérification, les permis et l'autorisation de raccordement d'Hydro-Québec.
Le long du fleuve, le vent est un enjeu aussi important que la neige. Le code prévoit une pression de vent de référence pour chaque endroit, celle qui revient une fois en 50 ans. Selon la même compilation du CNB 2015, elle est de 0,60 kPa à Matane, 0,52 kPa à Rimouski et à Mont-Joli et 0,50 kPa à Rivière-du-Loup. À Joliette, elle n'est que de 0,36 kPa.
Concrètement, ça veut dire plus d'ancrages, plus solides, et des rails bien fixés dans la structure, pas seulement dans le revêtement. Les modules près des rives et des coins du toit reçoivent les plus fortes rafales. Le calcul tient compte de la neige et du vent ensemble, parce qu'une tempête de décembre apporte souvent les deux à la fois.
La perte d'énergie due à la neige est faible sur l'année. Le risque de monter sur un toit glacé, lui, est bien réel. La CNESST rappelle que le déneigement d'un toit expose aux chutes, aux glissements de plaques de neige et à l'ensevelissement. Elle recommande de travailler depuis le sol avec un râteau télescopique chaque fois que c'est possible.
Consultées le 30 septembre 2026. Les programmes et les tarifs changent : vérifiez les conditions en vigueur avant de signer.
Les réponses courtes, tirées des mêmes sources.
Un peu. Selon PVGIS, décembre, janvier et février donnent environ 12,8 % du total de l'année. Lorsque les modules sont couverts, la production tombe presque à zéro jusqu'à ce que la neige glisse.
Un module bien penché se déneige plus vite. Sur un toit en pente, on suit en général la pente. Sur un toit plat, on relève les modules sur des supports inclinés et on laisse de l'espace sous la rangée du bas.
Ça se vérifie. Selon les données du CNB 2015, la charge de neige au sol de calcul y est de 4,1 kPa, l'une des plus élevées de la région. La charpente doit être évaluée avec les valeurs du code en vigueur avant l'installation.
Non. Sur une année complète, les pertes mesurées restent entre 1 % et 12 %. La CNESST recommande de travailler depuis le sol plutôt que de monter sur un toit enneigé. Et on ne gratte jamais le verre.
Envoyez une facture d'Hydro-Québec : on dimensionne le système et on calcule la subvention.
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